ORANGE PICKING
L’Australie vue depuis la France :
Tu achètes un van et tu fais le tour de l’Australie où tu rencontreras sur ton chemin un nombre incontestable de voyageurs, comme toi, aux nationalités les plus multiples. Tu feras tous les soirs la fête dans des villes ultra-jeunes et dynamiques. Tu comprendras le sens de l’expression « no worries ».
Comme le nom de ton visa l’indique (Working Holidays Visa), tu ne peineras pas à trouver du boulot, même si celui-ci sera pénible et physique.
Tu sacrifieras sans regrets 2 à 3 mois de ton road trip pour gagner « masse de tune » afin de poursuivre ta route.
Tu es sur que ton anglais progressera car il ne peu définitivement pas être pire.
Enfin, même si tu sais que « culturellement » ce vaste pays reste quelque peu similaire au tien, tu ne désespères pas d’apprendre de nouvelles choses.
L’Australie en vrai :
Le marché des vans et autres utilitaires est sur-SUR-côté, donc en plus de payer ta maison roulante une véritable fortune, tu pries pour qu’il n ‘y ai pas le moindre vis caché. CHAQUE personne que nous avons rencontrée a eu un plus ou moins gros soucis sur son van. Nous, nous touchons véritablement du bois, il semble solide.
Ici, l’autochtone moyen te considère comme un « gitan » et ne voyage décidément pas comme toi : 4X4 flambant neuf, concours de caravanes la plus grosse et la plus équipée, générateur et autres ustensiles indispensables (barbecues à gaz, jets skis, cabines de douches portables etc).
Quand tu cherches du travail, peut importe la région, le discours est identique. Après avoir pris bien soin de te demander ta nationalité, la réponse est : « on n’a pas besoin pour le moment ». Être Français est un handicap pour trouver un boulot.
Tu as désormais 10 000 questions à poser à ta prof d’anglais de collège, mais malheureusement, personne pour y répondre.
L’Australie maintenant :
Quand finalement, nous réussissons par trouver un picking job dans les oranges. 7 longs jours de labeur (5h-15h) et 15 tonnes d’oranges plus tard, le calcul financier s’avère amère (payé 22dollars les 500kgs qu’ils revendent 485…). Et c’est au moment de récupérer notre salaire de misère que nous nous apercevons que Craig (notre Boss), comme pour en rajouter en couche, nous entube de 120 « Dol », en nous jetant violemment (physiquement) de sa propriété.
Après un petit coup de mou, nous repartons sur les routes du picking vers la Barossa Valley qui est la plus grande région viticole AU MONDE.
Encore une fois nous sommes confronté au « revenez dans 15 jours » et à la concurrence des Backpacks (Auberges de Backpackers) qui ont une véritable « main mise » sur ce marché de l’emploi (entente avec les fermes).
BREF, l’eldorado Australien est, provisoirement nous l’espérons, plutôt loin. Le nombre de Backpackers est trop important, surtout depuis que le WHV est ouvert au Chinois qui acceptent de travailler 2 fois plus que toi, 2 fois plus vite et pour 2 fois moins.
Mais « l’Australian’s Dream » est peut-être en train de s’offrir à nous car nous avons trouvé un emploi LÉGAL et payé à l’heure !!!!!
Et même s’il s’agit bien de se refaire la cerise, c’est de pêches et de nectarines dont il va être question ces prochains jours, et nous espérons pour 2-3 mois !!! ☺ ☺ ☺
En attendant, on tâche de garder la « Possum Attitude » ;)

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